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Prise sur le http://www.jeunesse.francophonie.org

 

 

 

 

 

 

 

 

Après la première journée des travaux qui a permis aux jeunes participants de la Tunza International Youth Conference 2013 de mieux comprendre les impacts de la destruction de l’environnement sur la santé des populations, c’est autour de la thématique « Jeunesse et Environnement » que se sont appesantis les différentes discussions de la session d’ouverture.

A l’ouverture des travaux, le Directeur exécutif de l’Unep, le Docteur Achim Steimer a informé les participants sur les grands enjeux environnementaux du millénaire. Il a aussi rappelé l’importance de leurs actions dans les campagnes de conservation des ressources naturelles et de protection de l’environnement. En effet, le directeur de l’Unep se désole au même titre que de l’ensemble des participants de la destruction de l’écosystème au nom du développement économique par les grandes puissances mondiales. Pour lui, il faudra encourager dans tous les pays des comportements d’écocitoyenneté et s’engager vers une transition des énergies propres. La fin de la déforestation massive et la réduction de l’émission du CO2 passeront par le choix des énergies renouvelables. Des pays comme le Brésil, l’Inde et le Kenya doivent servir d’exemples et ont fait les bons choix. Pour Frans Labuschagne, représentant du groupe Bayer, partenaire de l’Unep, les jeunes doivent davantage s’investir dans le futur. Car ils sont aujourd’hui les toutes premières victimes de la catastrophe naturelle. Pour exemple, plus de deux millions de jeunes dans le monde meurent chaque année après avoir consommé de l’eau polluée. Les quelques 250 délégués présents à la conférence ont bien compris l’urgence de la situation. En effet, Gracia Paramitha, membre du Tunza Youth Advisory Council (TYAC) a pris l’engagement, au nom de ses pairs, de mener des actions stratégiques afin d’assurer le succès de toutes les campagnes de préservation de l’environnement et de développement durable. Le docteur Martin Kimani a d’ailleurs mentionné qu’il a été inspiré par la détermination des jeunes qui souhaitent s’engager davantage sur des questions liées à l’environnement et le développement durable. Quant au représentant du ministre de la jeunesse du Kenya, Karoki Ooko, il n’a pas manqué de féliciter les jeunes pour leur sélection. En procédant au lancement des travaux, ce dernier a exhorté les jeunes participants à faire montre de plus de motivation et d’engagement.

De la campagne GEO 5 for Youth

La marche vers un monde meilleur nécessite plus d’engagement de la jeunesse. C’est en effet le principal message que les organisateurs de la Tunza International Youth Conference tentent de faire passer aux assises de Nairobi. Les différents axes de la campagne GEO 5 qui consiste à bâtir par des initiatives de jeunes et d’enfants un monde meilleur ont été présentés pat trois GEO Youth Editors, Andrew Bartolo (Turquie), Saba Loftus, Karuna Rana (Îles Maurices). On en retient que de nombreux projets sont soutenus dans différents pays pour assurer la promotion du green business. Par exemple, on peut citer un projet de radio communautaire au Cameroun qui s’emploie exclusivement dans la sensibilisation sur les emplois verts, celui de la fabrication au Nicaragua des matériaux de construction durables à partir des déchets et des appareils électriques en Inde. Des projets très simples, moins coûteux et durables qui peuvent être reproduites dans d’autres pays, soutient Paul Gilruth, le DEWA de l’Unep. C’est pourquoi il insiste que d’autres jeunes du monde entier se joignent à la campagne Fifth Global Environnement Outlook (GEO 5). Aussi, doit-on remarquer que cette campagne permettra de doter les jeunes des outils d’évaluation environnementale, de la qualité de l’air et de la biodiversité. En plus de cette présentation, les discussions en plénière ont porté sur les mesures visant à réduire le gaspillage alimentaire et de profiter de la puissance des médias sociaux pour faire la promotion de modes de vie durables.

De la question de l’eau…

De nos jours, environ 60% des services éco-systémiques sont en pleine destruction par l’action de l’homme. Ce qui impacte sur l’accès à l’eau potable, précisera Ibrahim Thiaw du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement. Il appelle aujourd’hui un nouveau management des ressources en eau. Ce qui passe par la réduction de la pollution et de la surexploitation des réserves en eau. Plusieurs participants, dont Séna Alouka de JVE International, n’ont pas manqué d’interpeller les autorités de l’Unep sur une certaine passivité dans la gestion au niveau mondial des ressources en eau. En effet, ces derniers appellent à plus d’actions des organismes internationaux pour le respect et la mise en œuvre par les pays de la convention internationale sur l’eau. D’autres intervenants montreront que l’eau étant devenue aujourd’hui une source de conflits dans plusieurs régions du monde et qu’il faudra intensifier les actions pour sa préservation afin d’éviter le pire. Des exemples sur les pays limitrophes du Nil, du Lac Victoria, du Fleuve Niger et même de certains villages bordant des cours d’eau ont permis de comprendre que la gestion de l’eau nécessite aujourd’hui des actions de plus grandes envergures. La résolution des questions hydrauliques ne doivent plus donc se résumer aux ateliers, conférences internationales, mais de vraies actions sur le terrain.

Des ateliers pour plus d’engagement social de la jeunesse

Au terme de ces échanges relatifs à la gestion des ressources en eau, les participants ont assisté à des ateliers thématiques qui portent essentiellement sur leur motivation dans l’engagement social. Répartis dans six ateliers, les jeunes ont pu réfléchir et proposer des mécanismes pour redéfinir le mouvement social dans le cadre des objectifs du développement durable (ODD) et du Post-Agenda 2015. Il en ressort qu’il faudra renforcer les actions au niveau des différents pays, mais surtout en communautés locales pour s’assurer d’une plus grande visibilité sur les nouveaux objectifs de développement durable. Des actions doivent être mises en œuvre, comme des consultations thématiques auprès de la jeunesse, le développement et l’implantation des projets de green business, et la gestion des ressources en eau. Pour finir, il faudra rappeler que la Tunza International Youth Conference réunit des jeunes participants venus du monde entier, des experts du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement autour de différents ateliers, des tables rondes et autres événements pour présenter les dernières découvertes scientifiques, les impacts sanitaires de la dégradation de l’environnement, l’eau, la consommation durable, l’entreprenariat vert et les objectifs du développement durable. Cette conférence précède une rencontre ministérielle prévue pour la semaine prochaine toujours à Nairobi qui se penchera aussi sur les mêmes questions en se basant sur les différentes recommandations de la jeunesse. De plus, elle permettra de désigner les nouveaux représentants des jeunes au sein du Tunza Youth Advisory Council (TYAC) du PNUE. Ces jeunes représentants siègeront pendant deux ans au conseil d’administration du PNUE. Le programme TUNZA développe des activités pour les enfants et les jeunes dans les domaines du renforcement des capacités, sensibilisation à l’environnement et l’échange d’informations. Il vise à promouvoir une génération de citoyens soucieux de l’environnement, capables d’une action positive.

Texte de De Rocher CHEMBESSI depuis Nairobi au KENYA

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Promoteur chez TKEB GROUPE
Étienne TSHISHIMBI est informaticien, titulaire d'un Master. Mes centres d’intérêts sont le renforcement de la coordination entre les grandes orientations du SMSI et des ODD ; les villes intelligentes et connectées dans lesquelles les personnes vivant avec un handicap (PVH) seront bien incluses grâce au numérique et l’appel aux investissements qui permettent le déploiement aujourd’hui des réseaux indispensables pour demain. Je crois au réveil de l'Afrique par le travail en y associant l'espérance, la foi et l'Amour. En marche vers une autre Afrique avant 2063.
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