D’origine du Centre, centre de l’Afrique, je suis né au centre Ouest de cette partie du continent.

Et lors d’un échange avec ma mère, je lui raconte une image que j’ai dans ma pensée. Pour ce qui connaissance la ville de Libreville en plein centre ville, nous sommes au Centre Médico-social (CNSS) à côté du Commissariat Central, je suis avec Maman et on descend une route goudronnée. A cette époque le Centre n’avait pas cette configuration (2003). Et on se dirigeait vers les bâtiments qui étaient à l’arrière. C’est la partie de l’histoire dans je me rappelais j’avais dans les alentours de 15 ans. Et la madré ou la vieille, comme dit dans le langage des jeunes Librevillois à notre époque ça peut être changé car cela va bientôt faire 10 ans que je ne le suis plus, va me dire la raison de notre visite dans cette structure médicale et l’année. Elle révèle que j’avais un panaris et que c’était au environ de mes deux ans.

Souvenir photo prise sur le site www.ernestinemarcel.blogspot.com
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Il y a une autre souvenir qui est remonté à ma mémoire la semaine passée, nous étions entrain de faire le nettoyage et on m’a demandé le balai fait avec des tiges de bambous. Et je me suis rappelé qu’on l’appelait balai indigène dans toutes les parties du Gabon où je suis passé. Mais mon souvenir me ramena plus loin, et je me souvins que lorsqu’on était petit à la maison on disait le balai de Mamfoumbi. Mamfoumbi est un nom chez le peuple Punu du Gabon. Mais j’ai encore pu parler avec maman pour lui demander, pourquoi l’appelons nous balai de Mamfoumbi?

Souvenir Photo prise sur le site www.auxpucesdebux.blogspot.com
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Le troisième se passa lors des mes premières jours à l’école. Toujours dans cette ville de Libreville, mon école est l’école Mont-Fort qui se situait quelque part en ville, mais à notre époque elle était installé derrière le Collège privé catholique Bessieux. Dans la cour de récréation, j’avais abandonné mon cartable j’allais dire mon sac, mais à cette époque on n’avait pas de sac mais des cartables. Il était de forme rectangulaire avec deux petites poches à l’avant de couleurs différentes de celle du reste du cartable. A l’intérieur, on avait deux compartiments. Je ne sais pas si vous aviez aussi eu cette style de cartable. Alors j’ai laissé mon cartable pour aller jouer au football, et en revenant je repère mon cartable, je courais  le récupérer. Sans me douté de quelque chose, je rentrais à la maison qui était à 5 min de la maison. Arrivé à la grande route, il y avait un policier en poste qui assurait la traversée des enfants. Je regagnais donc la maison, et après une vérification de mes parents, ils me demandent ou ai-je laissé mon sac? Je ne comprends rien à ce qu’ils disent car pour moi c’est mon cartable. Je vais ainsi donc savoir que j’avais pris le cartable d’une fille, et que je n’étais pas le seul à avoir ce cartable. C’était un week-end, non on dit une fin de semaine. Et le lundi, je suis accompagné d’un de mes parents pour régler cette affaire, et le Père de la fille avait aussi fait le même constat. Et les choses sont vites rentrées dans leur ordre initial.

Pellicule photographique photo prise sur le site http://www.paperblog.fr/
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Toujours dans cette école, et toujours une histoire de cartable. Le jeu après la classe avait une certaine saveur, et nous ne rentrions pas souvent directement à la maison. On prenait souvent le temps d’ajouter trente minutes à notre temps de sortie officielle qui était 17h30 min. On avait normalement 10 min pour arriver à la maison. Passer ce temps, on devait fournir des explications aux parents. A l’arrière de l’école, il n’y avait pas de clôture, c’était une petite broussaille, une petite forêt. Et ce jour-là on s’était aventuré pas là. Il y avait une petite cabane. On s’était approché, et un homme s’est mis à crier ou à nous poursuivre je ne me souviens plus exactement. Mais une chose est sûre, et je me rappelle très bien de cela. Nous avons pris peur et nous nous sommes mis à courir et dans cette course folle, j’ai fait tombé mon sac, j’ai ma pu m’arrêter pour le récupérer. La grande question qui me venait, était « Que vais-je dire aux parents? » J’ai réfléchi sur le chemin de la maison, et j’ai dit que je jouais au football et que quand j’ai terminé mon cartable avait disparu. J’avais menti. Mais quelques temps après même si j’ai pas retrouvé le cartable, nous avons pu récupérer quelques livres scolaires qui étaient dans le cartable, et que la personne avait certainement vendu sur le marché noir. Certains de mes livres se sont retrouvés avec d’autres élèves dans la classe et j’ai pu les récupérer.

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etiennebilly

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Promoteur chez TKEB GROUPE
Étienne TSHISHIMBI est informaticien, titulaire d'un Master. Mes centres d’intérêts sont le renforcement de la coordination entre les grandes orientations du SMSI et des ODD ; les villes intelligentes et connectées dans lesquelles les personnes vivant avec un handicap (PVH) seront bien incluses grâce au numérique et l’appel aux investissements qui permettent le déploiement aujourd’hui des réseaux indispensables pour demain. Je crois au réveil de l'Afrique par le travail en y associant l'espérance, la foi et l'Amour. En marche vers une autre Afrique avant 2063.
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