Notre monde est aujourd’hui et plus que jamais menacé. Si nous continuons à exploiter de la  manière actuelle ses richesses premières que sont la forêt et l’eau, nous nous exposons à de graves catastrophes qui sont non seulement géophysiques et écologiques sociales et politiques.  Nos sociétés sont en effet aujourd’hui confrontées à de nombreux défis démographiques, défis économiques, défis culturels et linguistiques, aussi, défis éthiques et politiques. Dans tous les continents, il faudra rendre les populations plus participative et plus utile au développement. L’enseignement supérieur doit évoluer et s’adapter. 

L’enseignement supérieur, en tant qu’instance de formation, de recherche et de service, peut et doit aider à construire de nouvelles solidarités d’abord au plan national, ensuite aux plans régional et mondial. Il doit permettre de modifier les mentalités et les comportements de manière durable.

Cérémonie de remise de diplôme IAM 2008 à la Place du Souvenir Africain par DITI IAM 2008
Cérémonie de remise de diplôme IAM 2008 à la Place du Souvenir Africain par DITI IAM 2008

Les mesures et les recommandations

La première mesure sera de former les citoyens aux questions  environnementales. A la différence de la formation donnée dans l’enseignement supérieur, cette formation n’a pas un public prédéterminé. Cette formation sera spécifiquement axée sur les questions qui ont un impact direct sur l’augmentation des gaz à effet de serre vue  sous l’angle du développement durable comme le déboisement, l’élevage, l’agriculture, etc.  Et faire comprendre à la population qu´agir commence par adopter soi-même un comportement de protection environnementale. Grâce à cette formation, les populations seront à même d’exiger aux politiciens de faire de l’environnement des sujets de campagne, de grands axes dans les projets de société et du débat politique. La même procédure pourra être engagée envers les médias.

La deuxième mesure sera la formation sur la maîtrise des outils pour réduire les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités de l’homme. En étudiant le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), l’impact environnemental  provient surtout de nos ordinateurs (consommation électrique, l’impression), des centres de données (l’électricité consommée pour la climatisation des locaux, le traitement et le stockage de l’information), d’autres domaines pourront être étudiés.

Les énergies fossiles faciles d’utilisation ne sont pas renouvelables, et plusieurs matières premières qui entrent dans la fabrication de nos biens de consommation sont entrain de s’épuiser. Les milieux naturels sont perturbés et s’appauvrissent. A côte, cette formation devra conduire les populations à développer une culture d’entrepreneuriale « économie verte » pour son développement. En maîtrisant les outils, les populations pourront introduire la question de l’énergie en liaison avec le réchauffement climatique dans le débat public pour une solution durable.

Université Omar Bongo (UOB) de Libreville prise sur le site www.gabonreview.com
Université Omar Bongo (UOB) de Libreville prise sur le site www.gabonreview.com

La mesure suivante sera d’accompagner la Société à rendre plus équitables les règles de gouvernance qui conduisent la marche de nos institutions, lors de leurs mises en place et dans la prise de décision, lors de l’élaboration et la mise en œuvre des lois. De la sorte, les stratégies nationales seront imprégnées de l’environnement dans ses déclinaisons économiques, sociales et culturelles pour assurer une durabilité. Enfin, on peut faire l’hypothèse que cette formation est l’occasion de mise en lien, de partage d’expérience, et de connaissances entre l’université et son milieu. Cette formation permettrait à l’université d’entretenir des relations et des réseaux propres capables de dynamiser ou d’irriguer la recherche.

En finir nous faisons une recommandation qui répondent à une des principales missions de l’enseignement supérieur. Elles seront  nourries de l’observation des interactions entre l’université et la société car le développement durable  et  l’avenir économique de nos pays passent aujourd’hui par l’environnement.

Université Libre de Bruxelles photo prise sur le site http://www.babnet.net
Université Libre de Bruxelles photo prise sur le site http://www.babnet.net

La définition  et l’évaluation  des politiques de développement durable dans une approche communautaire avec la participation effective des populations. Ainsi il sera créer une banque de données public sur les lois relatives au développement durable, elle sera alimenté au fur et à mesure ; de même qu’une plateforme SMS pour la participation citoyenne dans la Francophonie.

Une meilleure inclusion des besoins des populations dans la définition de tous types de formation n’est plus une option. C’est une obligation si nous voulons que notre société s’adapte aux défis économiques, environnementaux, sociaux et culturels d’aujourd’hui. Avec une approche qui prépare chacun à être confronté à des mutations et à des dilemmes éthiques, dans le but non seulement d’apprendre pour apprendre mais d’apprendre à penser.

Fin

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etiennebilly

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Promoteur chez TKEB GROUPE
Étienne TSHISHIMBI est informaticien, titulaire d'un Master. Mes centres d’intérêts sont le renforcement de la coordination entre les grandes orientations du SMSI et des ODD ; les villes intelligentes et connectées dans lesquelles les personnes vivant avec un handicap (PVH) seront bien incluses grâce au numérique et l’appel aux investissements qui permettent le déploiement aujourd’hui des réseaux indispensables pour demain. Je crois au réveil de l'Afrique par le travail en y associant l'espérance, la foi et l'Amour. En marche vers une autre Afrique avant 2063.
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